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Le Journal des Saleillencs

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Histoire de l’église Saint-Etienne

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L’histoire de Saleilles

Tout cet historique provient du travail de Jacques Carbonne.
Vous trouverez l’intégralité des documents sur son site www.saleilles.net
Depuis le néolithique, l’homme a vécu à Saleilles

La plaine du Roussillon jouit d’un climat de type méditerranéen beaucoup plus doux que celui des hauts reliefs environnants et qui se caractérise ici par une irrégularité des précipitations, des températures généralement élevées, une durée d’ensoleillement importante. Les vents jouent un rôle important dans le climat de notre région. Le vent dominant est la tramontane et souffle du nord-ouest : il est sec et violent. Le vent marin et le grec apportent généralement la pluie. Le « vent d’Espagne » est toujours chaud et pesant. Malgré quelques événements qui n’ont qu’un aspect exceptionnel, une température douce et de nombreux jours de soleil ont favorisé l’installation de l’homme dans la plaine du Roussillon, en bordure des marécages où la pêche et la chasse lui permettront de se nourrir.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/geologie.html

En ces temps reculés, Saleilles est au bord de la mer. Les peuplades vivent de chasse et de pêche. Les rivières déposent leurs alluvions et le Réart divague aux grés des crues entre Saint Nazaire et Alénya. La zone marécageuse, avec de nombreux étangs, s’agrandit vers l’Est et le rivage s’éloigne. Des poteries datant du néolithique qui ont été découvertes à plusieurs endroits du village prouvent que l’homme a vécu là. Un sentier passe par Saleilles et permet aux gens de se déplacer le long de ces zones de pêche du bord de la Méditerranée. Ce n’est que plus tard, en se regroupant, qu’ils donneront naissance à notre village : Saleilles.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/avant.html

Ce chemin prendra de l’ampleur au fil des siècles par sa fréquentation et les Romains en feront une voie qui permettra d’aller de Rome à l’Espagne appelé « voie domitienne ». La majorité des personnes voyagent à pied et se restaurent dans des relais régulièrement implantés le long des routes. Le village qui se trouve sur un promontoire à l’abri des crues devait avoir probablement son auberge car il est à mi-chemin entre Elne et Ruscino (Château Roussillon), capitale romaine roussillonnaise.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/romains.html

Une villa romaine était implantée sur Saleilles. Elle avait un toit couvert de tuiles et des murs de pierre avec des joints de plomb, une citerne et des canalisations afin de récupérer l’eau de pluie. Les propriétaires possédaient une meule en basalte pour moudre le grain, un métier à tisser et différentes poteries : les gros récipients, la vaisselle de tous les jours et la vaisselle fine. Les gros récipients sont composés de différentes amphores dont la forme de type italique date du premier siècle et des boliums, énormes jarres, hautes, parfois à demi enterrées servant à conserver les grains, olives, etc…. Les plus nombreux tessons proviennent de poteries ordinaires. La vaisselle fine est de la poterie sigillée. Ces poteries sont des céramiques faites à base d’une belle pâte affinée couverte d’un vernis avec en général un décor.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/villa.html

Le temps passa dans une paix toute relative jusqu’en l’an 407 ou les Wisigoths arrivent et chassent peu à peu les Romains. Ils resteront 300 ans et se feront à leur tour chasser par les Arabes. Posté sur la route entre l’Espagne et la France, Saleilles subira toutes les dévastations dues au passage régulier des Francs et des Arabes qui se pourchassent. La chapelle fut détruite lors du passage des Arabes en 985 et reconstruite ou réparée en 1024. Les morts y étaient enterrés tout autour. Une fouille archéologique a confirmé la présence de sépultures à proximité du lieu saint.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/romains.html

Les habitants avaient à leur disposition une salle commune appelée « sale » (du germain Saal) de taille modeste et elle prit le diminutif ella (petite), ce qui donne Salellas puis devient Salelles en catalan pour être francisé en Saleilles. Subissant les pillages à chaque passage d’envahisseur, un mur de protection est construit aux alentours de l’an 1200 autour de la chapelle pour que la population puisse se mettre à l’abri. La faible puissance de cette défense ajourée de meurtrières, montre qu’elle n’a pas un but militaire.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/espagne.html

Saleilles a toujours été très lié à la capitale du Roussillon. Le village est au milieu du triangle formé par les trois principales villes successives de la plaine : Ruscino capitale au temps des Romains, Elne à partir de 568 qui devient diocèse et Perpignan qui aura son apogée en 1276 quand le roi Jacques II en fait la capitale du royaume de Majorque et qui gardera définitivement son titre. Le rivage s’est éloigné de Saleilles qui est en bordure de la forêt du Bercol dont Corneilla est au centre.

La mention de Saleilles apparaît dans les archives en 844 avant Perpignan (927) et Cabestany (922).

Saleilles au Moyen-Âge était une ville conséquente par rapport aux villages de la plaine, avec un maire et un prévôt dont on trouvera les noms du XII au XIVème siècle et par épisode jusqu’en 1630. Puis peu à peu, ses habitants vont migrer vers Perpignan tout proche et le village va péricliter. Certains villages vont disparaître totalement comme Bajoles prés du Clos Banet, Villarnau au nord de Cabestany et Anglars près de Saleilles avec son église saint Jean. Aucun personnage connu n’a vécu à Saleilles, vu la proximité des villes plus importantes où il préférait vivre. La commune hébergera principalement des agriculteurs et éleveurs.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/mentions.html

Et la vie suit son cours. Saleilles, village de la Catalogne, qui est disputé entre la France et l’Espagne, assistera aux différents sièges de Perpignan par les troupes armées françaises. Au traité des Pyrénées en 1659 nous deviendrons définitivement français. A la révolution, le remembrement fait que Saleilles sera un lieu-dit de Cabestany qui s’est beaucoup développé au cours de ces derniers siècles. Les saleillencs ont du mal à supporter d’être sous la coupe de Cabestany qui ne fait presque plus rien pour lui. Après de nombreuses années de procédures Saleilles obtient le statut de commune en 1924. Six maires depuis se sont succédé pour 16 investitures : Baptiste Pastor, Léon Casenove, Sennen Sola, Albert Pouquet, José Arrieta et Jean Michel Erre.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/catalan.html

Au début, Saleilles devra assumer sa séparation avec Cabestany et tout mettre en place : école, mairie, les services indispensables pour les habitants etc… l’électricité fait son apparition en 1905. Les rues seront ensuite aménagées par la pose des caniveaux à partir de 1925. La population est faible et il n’y a pas beaucoup d’argent. Les habitants devront d’ailleurs aider au financement du lavoir et des douches municipales car la mise en place du réseau d’eau potable et la construction du château d’eau prévu depuis 1937 et mis en service en 1952, engloutirent la totalité du budget sur plusieurs années. Enfin les rues seront goudronnées. Ce n’est qu’en 1969 que le conseil municipal ouvrira des lotissements et l’expansion du village débute. De moins de 500 habitants, le village passera à plus de 4000 en trente ans.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/demogra.html

Avec cette augmentation de la population, ce sont toutes les institutions qui doivent suivre et les services se développer. Nous allons les voir séparément pour plus de clarté.

Saleilles n’est plus une commune de la Révolution jusqu’en 1924

Au Moyen-Âge, Saleilles a été une commune à part entière ; nous savons, par différentes archives de 1322 à 1780, qu’elle était gérée par un maire, chargé des fonctions administratives et judiciaires et d’un prévôt, officier de gendarmerie. A partir du XVIe siècle Saleilles périclite et sa population diminue par rapport aux villages voisins. Ce n’est qu’à la Révolution que tout fut réorganisé, et le village sera connu sous le nom de « Commune de Cabestany et de Saleilles ». Ce 28 juillet 1875, la demoiselle Vimort enverra au Préfet une pétition signée par les principales familles. Bien que les saleillencs s’engagent à payer les frais de la séparation, le préfet refusera parce que Saleilles a moins de 300 habitants. La séparation en commune distincte a été demandée successivement en 1875, 1877, 1900, 1912. Ce n’est qu’à cette date qu’une enquête publique est ouverte dans les villages. C’est le 12 janvier 1924, après trois années d’efforts que Saleilles est considérée comme commune à part entière. Les terres et les biens sont partagés au prorata du nombre d’habitants dans chaque commune : c’est pour cela que le territoire de Saleilles n’est que de 612 hectares. La commune installe une mairie à l’étage de l’école de la rue Jules Ferry, seul bâtiment public. L’école abritera aussi la cabine téléphonique dans le hall d’entrée au rez-de-chaussée qui deviendra ensuite bureau de la directrice du primaire. La mairie déménagera de l’école primaire en 1976 pour s’installer dans le bâtiment inauguré le 10 février 1977 avec la place créée en 1974 qui formeront le nouveau centre du village (photo place). En juillet 1988 la mairie sera agrandie de 700 m2 dont une salle polyvalente de 400 m2, et son aspect extérieur modifié et prendra le nom d’hôtel de ville.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/municip.html

Au début du siécle, l’école est le seul bâtiment public de Saleilles

En 1881, 30 élèves de Saleilles allaient à l’école primaire de Cabestany. A partir de 1900, Jules Ferry rend l’école obligatoire La construction d’une école dans le village fut décidée et inaugurée le 18 juin 1910. Cette année de 1935, il y a 21 élèves en cours préparatoire et 17 en cours supérieur. C’est le maire Sola Sennen en 1961 qui fera acheter des tables individuelles mais l’estrade restera jusqu’aux années 70. En 1968, l’école maternelle avec ses 18 élèves s’installera jusqu’en décembre 1972, dans un appartement, au premier étage de l’immeuble dont M. Pouquet, maire, est propriétaire, place de la Fontaine. Le club de pétanque était au rez-de-chaussée. Puis, le département cédera à la commune des préfabriqués. En 1978, les classes maternelles, au nombre de trois, s’installeront définitivement dans une construction nouvelle à cinq classes. Le quatrième cours s’ouvrira en septembre 1985. Les préfabriqués ainsi libérés serviront provisoirement, en attendant les nouveaux bâtiments, à l’extension du primaire, puis de locaux à la création de la cantine et de la garderie. Inauguré le 5 février 1985, les 8 classes du primaire s’installent dans l’école à dix salles. L’ensemble des deux écoles forme le groupe scolaire « George Sand ». Un neuvième cours de primaire sera créé en septembre 1985 et un dixième en 1988. Pour compléter l’ensemble une cantine scolaire est construite et inaugurée en février 1990 ou 85 repas sont servis tous les jours. Pour terminer, en 1995, deux classes supplémentaires sont rajoutées à la maternelle. 1998 verra la première rentrée des enfants à la nouvelle crèche municipale.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/ecoles.html

La chapelle, notre plus vieux monument

En 789, Charlemagne faisait obligation à ses sujets de baptiser les enfants avant l’âge d’un an. Il avait multiplié les églises baptismales en accordant de grands privilèges. En 856 le Pape donne la description des piscines pour le baptême. Elles doivent être creusées dans la pierre et munies en leur fond d’un trou pour vidanger les eaux. Les piscines deviennent des fonts baptismaux au XIe siècle. Les baptêmes pouvaient donc être célébrés à Saleilles. Ils sont transférés définitivement en 1955 dans la nouvelle église ainsi que le retable en 1957. La chapelle paroissiale de Saint Etienne de Saleilles est construite sur la partie haute des terres insubmersibles, à proximité de la voie romaine, non loin des petits étangs au sud et à l’est, et de la forêt du Bercol à l’ouest. C’est un petit édifice à nef unique, voûtée en berceau brisé avec une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. La porte d’entrée, couverte en plein cintre, est ménagée dans un mur goutterot méridional. L’ensemble est bâti en galets, avec appareillage en harpe, en moellons. Durant le milieu du XIXe siècle, une communauté de moines était établie dans la maison des curés à proximité de la chapelle dont ils se servaient pour leurs prières. Au départ des Pères capucins en 1860, la chapelle est en mauvais état et des travaux sont effectués par Mademoiselle Vimort, qui était l’une des principales bienfaitrices de la communauté chrétienne de Saleilles.

Elle fait démolir d’une partie du mur de défense dont les pierres, vendues pour la construction de maisons, serviront en partie au financement des travaux. La chapelle passera dans le domaine public en 1906, date de la séparation de les Eglises et de l’Etat. Elle sera désaffectée en 1913 après la construction de la nouvelle église et a servi d’entrepôt de matériel. Le conseil municipal de février 1962, à l’unanimité, voulait même la détruire pour construire une salle municipale. Elle sera inscrite sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 21 juin 1985. Un plan de restauration fut entrepris et débuta en août 1986 par la réfection du toit, l’enlèvement du crépi, la consolidation et réparation des murs et du clocheton. C’est la quatrième toiture que les murs de la chapelle supportent. La cloche est descendue à fin d’expertise et sera classée au catalogue des mobiliers historiques en 1987.

Le retable est classé monument historique depuis le 21 janvier 1980, avec le tabernacle de St Etienne qui date du début du XVIIe, ornés de panneaux peints et d’une statue de St Etienne en bois sculpté, peint et doré sont juchés sur un autel du XIXe, restauré lui aussi. L’ensemble est entreposé actuellement à l’entrée de la nouvelle église, ainsi que le bénitier et la Vierge en bois sculptée du XVIIe. Sur la prédelle, la Mise au tombeau, la Vierge et un saint indéterminé correspondent aux trois principales divisions. Le retable de Saint Etienne de Saleilles, daté de 1600 tout rond, est démonté le 15 novembre 1986 pour sa restauration afin de nettoyer la surface opacifiée par la fumée des cierges et redonner à l’ensemble une couleur plus agréable.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/chapelle.html

Nouveau lieu de culte : l’église de Mademoiselle VIMORT

Au milieu du XIXe siècle, les messes et les cérémonies étaient assurées par des curés extérieurs à Saleilles. Pour que l’évêché crée une paroisse, il fallait une église avec son presbytère. La demoiselle décida de construire son église. C’est en 1884 et non en 1894 comme il est noté un peu partout, que débutèrent les travaux. Les fondations sont coulées en 1884. L’église est entièrement financée par Melle Vimort, qui attendra plusieurs années pour continuer les travaux. Au vu des documents, la charge financière était trop importante pour son budget. Ce n’est qu’en 1894 que commencera le gros œuvre. La construction du presbytère et la maison du sonneur est entreprise à partir de la modification d’une maison existante. Melle Vimort était une femme prévoyante : en cas de décès, tout était consigné dans son testament. Elle en fera plusieurs au fur et à mesure de l’évolution de ses travaux et de ses finances.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/eglise.html

En 1911, tout se précipite. Melle Vimort décède le 10 janvier, âgée de 82 ans et est inhumée sous le maître-autel de son église inachevée. Par un testament, transcrit en fin de ce chapitre qui annule celui du 19 mars 1900, elle donne tous ses biens à l’évêché pour qu’il termine son église. Cette année-là deux grandes décisions pour Saleilles sont prises : Un curé est nommé et Saleilles est érigé en paroisse. Il est à noter que Saleilles, qui ne sera commune à part entière que 13 ans plus tard, est l’un des rares hameaux à être paroisse. Le gros œuvre payé, l’héritage ne permet plus d’achever l’intérieur de l’église. Il fut donc décidé de surseoir provisoirement à la construction du clocher qui ne sera jamais terminé, ce qui donne un aspect particulier à Saleilles. En 1913, le culte fut officiellement transféré et les travaux dureront jusqu’en 1920 où le dernier vitrail est posé.

Le village n’avait que trois fêtes municipales dans l’année

C’est aux conscrits (photo conscrits) de la classe que revenaient la tâche d’organiser les manifestations de l’année. Les trois fêtes principales de Saleilles sont la Saint Jean, le 14 juillet et la Saint Etienne. La fête de la Saint Jean était organisée et payée par la Société de Secours Mutuel « L’égalité ». Dans la journée, un défilé était organisé auquel participaient les enfants de l’école. En soirée, à part le feu traditionnel de la Saint Jean qui brûlait devant le dépôt d’ordures, route de Perpignan, les fêtes, animées par les orchestres, se déroulaient sur la place de la Fontaine, à côté des cafés. La fête nationale était la moins prisée des trois. Lorsque le budget de la commune était trop juste, c’était elle qui disparaissait. Pour les trois jours que durait la fête principale du village qui est le 3 août, quelques musiciens (photo musiciens) étaient loués, jusqu’aux années 1940. Le premier jour était la mise en train par quatre danses en soirée, le second était le jour de la fête du village avec des danses à midi, en fin d’après-midi et le grand bal du soir. La troisième journée, on allait la passer à la plage de St Cyprien. Le trajet s’effectuait avec les musiciens et il y avait un arrêt avec des danses dans chaque village traversé. Le parcours se faisait avec les charrettes et les mulets sur lesquels montaient les enfants et chacun emportait son repas. En juillet 1975 le Saleilles Olympique Culturel s’occupera de la promotion des clubs sportifs et des manifestations associatives. Un comité des fêtes est créé en mars 1981 qui s’occupera de l’organisation des réjouissances jusqu’en 1991 ou la mairie décide de reprendre la gestion de l’animation puis la redonne en 1994 au S.O.C

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/fetes.html

Les bars, lieux de communications et de convivialité

Ces commerces ont été les lieux privilégiés par leur convivialité. C’est chez eux que les gens se retrouvaient et que l’information circulait. C’est aussi le lieu des différentes réunions ainsi que le centre des festivités : mariages, baptêmes, fêtes du village etc… L’un des premiers bars était installé dans la maison du « kiné » en haut de la place avec sa terrasse devant la boulangerie. Puis il déménagera pour prendre la place du menuisier, en face. Il y avait le café Chamard, à l’angle de la place. L’autre café était tenu par Mme Henriette Vidal, qui passa la gérance à Me Emilie Galy. Puis ils n’en formèrent plus qu’un. Il servira de guinguette dans les années 60, permettant aux jeunes de danser tous les samedis soir. À l’époque des fêtes de Noël, le bar organise des rifles. Au début du siècle, le cinéma ambulant passait. Les séances d’été avaient lieu à la chapelle et le film était projeté sur un drap fixé sur le mur. Chacun devait apporter sa chaise. En hiver, les séances se déroulent dans le bar. La machine qui fonctionnait avec des électrodes de charbon était à l’extérieur à cause des risques d’incendie, et projetait ses images au travers des vitres de la porte. A l’apparition de la télévision, c’est le café qui a eu la première du village et le cinéma a disparu au fil des ans.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/fetes.html

La pétanque, la plus ancienne des associations

Avant les années 70, les associations sont pratiquement inexistantes, à part le rugby et la pétanque. Le rugby fait son apparition dans le département après la guerre de 14 et les deux premières équipes sont créées dans le département : Torreilles et Saleilles-Théza (photo rugby). La première année ils ne joueront qu’entre eux. Il fallut regrouper les jeunes des deux villages pour trouver les 15 joueurs et créer la « société de Football ». À la guerre de 1940 l’équipe disparaîtra jusqu’en 1979. En 1995 elle fusionnera avec Cabestany sous le nom de « Entente de la Fosseille ». Les saleillencs ont toujours aimé jouer à la pétanque. Un club fut créé le 30 mars 1951 et n’a pas eu d’interruption. Il avait son siège pendant de nombreuses années dans la maison prêtée par M. Pouquet, place de la fontaine. Le terrain officiel était le parvis de la chapelle. À partir des années 1970, avec les arrivées des nouveaux habitants et l’expansion du village, ce fut une multitude d’associations sportives et culturelles de toutes sortes qui verront le jour.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/assos.html

L’agriculture a toujours existé à Saleilles, mais avec ses problèmes

Dés l’Antiquité, il y a eu des cultures sur le territoire de Saleilles et plus particulièrement les céréales. Les Romains ont développé les techniques agraires mais ont connu au IIIe siècle une grave crise. Au Xe siècle, Le bétail prenait une place importante et c’est le début des prés de fauche pour le fourrage. Sur le territoire de Saleilles, on trouvait un peu de vignes et des arbres fruitiers, surtout le figuier, l’olivier et le pommier. En 1292 et 1305 il est mentionné des oliviers et des vignes à Saleilles et qu’il faut porter la vendange à Perpignan. On cultivait principalement le blé qui réussit bien dans la plaine du Roussillon et celui de Saleilles est renommé par ses deux variétés : son blé tendre qui donne une farine très blanche et son blé dur qui est riche en gluten. En 1651, des vignes couvraient une partie des terres cultivables, mais de nombreux champs de blé existaient toujours. Le blé sera cultivé jusqu’au XVIIe siècle où il va peu à peu laisser la place aux pâturages, surtout le long du Réart. 1778 et 1779 furent des années de misère car il y a peu de céréales. À Saleilles, le rendement est inférieur à 300 kg par hectare. Une année normale donne un minimum de 400 à 500 kg et l’on craint les émeutes.

Au XIXe apparaîtront les champs d’abricotiers et d’importantes cultures maraîchères, mais aussi des plantations de vignes qui s’étendent de plus en plus sur les terres de Saleilles. Au fil des années se posera le problème de la mévente du vin. En août 1953, la route d’Alénya fut coupée par les viticulteurs au pont de fer et ils participèrent à la grande manifestation de Perpignan . La cave coopérative est créée en 1935 à partir de la cave d’un particulier M. Mairine et est modernisée en 1938.

A partir de 1969, l’agriculture perdra beaucoup de terres au profit de l’urbanisation, et de nombreuses surfaces restantes seront en friches : l’agriculture a fortement régressé sur Saleilles

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/agri.html

 

L’arrosage a toujours été un problème pour la commune

Avoir un cours d’eau sur ses terres, c’est bien, mais c’est un autre problème que d’apporter l’eau à tous les points du territoire pour l’arrosage des terres, mais aussi pour l’alimentation du village. Le mauvais essor de l’agriculture sur la commune est principalement dû au manque d’eau et à la mauvaise irrigation des terres. Déjà en avril 1181, le roi Alphonse d’Aragon concède sur les recommandations et la volonté de Jacques 1er le ruisseau qui à travers cette « carrera » débouche à Saleilles. En ce qui concerne l’eau pour le village, jusqu’aux années 1800, seul un puits communal, hormis les puits sur les terrains privés, alimentait Saleilles pour tous les besoins en eau. En 1821, Mrs Maux et Bertrand construisirent un canal à partir du Réart, en aval du canal de Foncouverte, traversant sur une longueur de 2080 m les terres jusqu’à la commune dont ils possédaient la majeure partie. Les saleillencs qui n’y croyaient pas et furent très étonnés de voir de l’eau dans le village. Pendant six ans, les habitants s’accordaient à reconnaître la concession de Maux et Bertrand, à condition qu’en cas d’incendie, ceux-ci laissent toute l’eau arriver jusqu’aux maisons. Ce n’est qu’ensuite qu’ils pensèrent à demander les autorisations qu’ils n’obtiendront qu’en 1830. Profitant de cette demande, les autres propriétaires et même Villeneuve de la Raho et Théza, essayent avec des pétitions d’en détourner une partie vers leurs terres. C’est en 1873 que le canal de Maux et Bertrand passe à la commune. La commune de Théza contestera et une convention fut signée : l’eau pour Saleilles le jour et la nuit l’eau alimentera les puits de Théza. À partir de 1953, l’eau du canal sera destinée essentiellement à l’arrosage des champs, le village ayant l’eau du château d’eau. Une éolienne est construite en 1941 sur un champ du Gourp et en 1980, installation d’un réseau d’arrosage avec l’eau du lac de villeneuve.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/canaux.html

L’eau est indispensable à la vie du village

En novembre 1855, la commune ne possédait qu’un seul point d’eau, un puits situé sur la place de la République, face à la boulangerie. C’est à la suite des sécheresses de 1870 et 1875 que fut creusé un second puits en 1878 surmonté d’une pompe à volant avec une auge en pierre .

Les eaux pluviales et usées, elles se déversaient dans les rues. En 1925, des caniveaux seront construits dans toute la commune. Mais le manque d’eau se fait sentir à Saleilles. À l’est du village, est mis en service un troisième puits, à l’intérieur duquel en 1937, un forage sera exécuté. Il alimentera le futur réservoir pour la construction du château d’eau et du lavoir (photo château d’eau). Ce n’est qu’en 1952 que sera mis en service le réseau d’eau potable. Un bain douche est construit sur le terrain mitoyen au château d’eau. Les bâtiments (douches et lavoir) seront construits à l’aide d’un emprunt communal souscrit auprès des gens du village qui ont tous prêté sans problème. Ils seront tous remboursés intégralement quelques années plus tard. En 1980 fut mis en service un second réservoir demi enterré d’une contenance de 700 m3, à la sortie du village vers « el cami d’el pou de les couloubres ». Des moteurs propulsent l’eau. La distribution n’est plus assurée par la commune depuis 1993, mais par la communauté de communes.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/services.html

Le Réart, torrent presque toujours à sec, emporte tout sur son passage

A partir de Saleilles en direction de la mer, à une époque lointaine, il passait à l’est de Théza et par Alénya puis se jetait directement à la mer. Le Réart a sûrement participé à la formation de l’étang de Canet Saint Nazaire lorsqu’il fut détourné vers le nord lors d’une crue plus forte que les autres. Jusqu’au moyen âge, le cours inférieur du Réart coulait dans une vaste plaine marécageuse encombrée d’étendues d’eau saumâtres en passant soit par le nord du village, soit par le sud vers Alénya au gré des crues. Beaucoup d’indices permettent de penser qu’à l’époque des Templiers un lit définitif fut creusé à ce torrent de la nationale 114 à l’étang. En effet, le Réart passe souvent sur des crêtes de terrain, ce qui n’est pas naturel. Les étangs de Saleilles formés il y a 2500 ans ont disparu depuis 1975 remblayés et urbanisés par les lotissements. Lors de fortes pluies sur les Aspres, surtout après le déboisement des forêts du XVIIIe siècle, l’eau glisse sur les schistes imperméables et dévale à toute allure vers la mer. En peu de temps le niveau du Réart peut monter très haut et lors de grosses crues, le Réart en crevant ses berges, peut reprendre son ancien lit du nord. Quelques informations collectées dans les archives à propos du Réart indiquent que le 7 janvier 1889 – « Toute la vallée du Réart est sous l’eau. Le torrent a débordé depuis la route nationale jusqu’à l’étang de Saint Nazaire. Le hameau de Saleilles a été particulièrement éprouvé, plusieurs maisons ayant 75 cm à 1 m d’eau, ont du être évacuées par les habitants. Jamais, de mémoire d’homme on n’avait vu une pareille inondation. Propriétés ravinées et chemins rendus impraticables ne se comptent pas, de jeunes vignes américaines greffées ont été emportées par les eaux ; tout le monde est dans la consternation et la pluie continue toujours, accompagnée d’éclairs et de coups de tonnerre. Au moment du départ du courrier, on nous signale une nouvelle crue du Réart ». C’est surtout parce qu’il est allé s’installer sur des terres inondables que l’homme subit les crues. En l’an IX de la Révolution française (1802), deux projets pour résoudre les débordements du Réart sont étudiés par l’administration. Ce n’est que deux siècles plus tard que le tracé du Réart dans sa partie aval par rapport à Saleilles va être amélioré. La crue du 27 septembre 1992 remet la suite du projet en question. En 1994 le projet est modifié et une étude générale du bassin versant envisagée.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/reart.html

Le 26-27 septembre 1992 : la crue du millénaire

Le Réart est une rivière capricieuse et lors des pluies normales le débit du Réart peut monter jusqu’à environ 200 à 300 m3/s. Les dimensions de son lit ont été calculées pour absorber 500 m3/s. Le 26 septembre 1992 au soir, la crue du siècle, voire millénaire, dévaste la commune, et les vieux du village n’avaient jamais vu une pareille inondation de mémoire d’homme. Les pluies débutent vers 16 heures sur les reliefs dans tout le bassin versant du Réart et de la Canterrane avec une intensité de 50 mm d’eau en une demi-heure jusqu’à 275 mm en 12 heures. L’eau glisse sur le schiste des Aspres, et le débit est impressionnant. Les affluents viennent tour à tour renforcer la vigueur de ce bélier limoneux. Vers 19 heures, alors que la pluie s’arrête sur les reliefs, il se met à pleuvoir très fort dans la plaine. C’est le cumul de l’eau qui tombe avec l’eau tombée 3 heures avant sur les reliefs et qui arrive qui va former après Pollestres, un débit de 1150 m3/s. C’est une vague de 6 mètres de hauteur qui se présente à minuit au niveau du pont de chemin de fer et de la nationale. D’après des témoins, la crête de la vague recouvrira de plusieurs mètres les ponts pendant quelques minutes. Les cinq arches du pont de chemin de fer ne peuvent laisser passer que 950 m3/s. Une masse d’eau de 200 m3/s part le long de la nationale qu’elle traverse et part sur Théza. Le pont routier de la nationale a été amputé d’une arche et demi pour faire passer la route de la déviation de Saleilles. Non seulement la digue de la rive gauche avait été enlevée pour le passage de cette voie crée en 1982, mais de plus le Réart fait une courbe vers la droite à cet endroit. La vague ne peut donc faire autrement que d’aller tout droit. Le lit du Réart n’ayant qu’un calibrage de 500 m3/s, les 450 m3/s supplémentaires suivront donc l’ancien lit du nord du Réart, balayant le mas Canals, les Llambines, la rue des pétunias et la rue des vignes pour finir sur les terrains de sports. Dans les rues les plus touchées, rues des pétunias et des vignes, (photo boue) l’eau s’est stabilisée à 1,50 m et le courant a emporté les voitures et les maisons sans étages ont été dévastées. La seconde cause de l’inondation concerne la partie sud du village. Au début du siècle, les Ponts et Chaussées ont remplacé le passage à gué et la passerelle de la route d’Alénya par un pont métallique qui repose sur deux rampes. L’espace libre sous le pont, est inférieur au lit du Réart. C’est pour cela qu’à chaque fois que le Réart dépasse 450 m3/s, les eaux ne peuvent plus s’écouler et inondent le sud de Saleilles. Le 26 septembre 1992, le débit était largement dépassé, amorcé par la vague, et le sud du village (rue des Pampres, route d’Alénya) ont subi à la même heure, le même sort que Saleilles nord avec 1,50 m d’eau. Même cause, même effet sur les maisons et les voitures.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/crue.html

Depuis les sentiers du néolithique, tous les types de routes passent à Saleilles

De tout temps notre commune a été traversée par des routes et leur évolution s’est faite au fil du temps. Un système de chemin permettait aux hommes préhistoriques d’aller des montagnes jusqu’aux rivages marins et de suivre les bords du rivage méditerranéen. Depuis le néolithique l’homme a vécu sur nos terres et a développé les sentiers. Sur ce réseau, les Romains ont installé des grands axes routiers pavés dont la « voie Domitienne » qui passe à Saleilles. Elle permettait d’aller de Rome à Cadix en Espagne. Dans la période du moyen âge à la fin du XIXe siècle, les voies romaines sont toujours utilisées mais en partie dépavées pour éviter le passage des machines de guerre. De nouvelles routes sont créées pour relier les villages entre eux en passant au plus court à travers champs.

La dernière étape est liée à l’automobile. Les routes sont aplanies, goudronnées et évitent les dénivellations trop importantes, les tracés sont adoucis. Tous ces réseaux se retrouvent sur le territoire de Saleilles. Route principale pendant des décennies, déclassée lorsqu’elle n’est plus utilisée, elle laisse sa trace à travers les champs. Un pont sur le Réart est construit en 1853 et remplacent les passages à gué de la route royale de Perpignan à Port-vendres. En 1991, le passage à gué qui a permis de traverser le Réart depuis plusieurs millénaires, est condamné. La route de Cabestany et de Villeneuve de la raho (photo route) sont remodelées. Le périphérique de Perpignan est à l’orée de la commune. Le démontage du pont en fer construit en 1897, route d’Alénya, se fera en août 1997 après la mise en service du nouveau pont.

Pour en savoir plus : http://www.saleilles.net/hist/demogra.html